Alain Michon et Thierry Azam : Lettre du Voyageur à son Retour, comprenant un CD numéroté et une photographie signée et numérotée, tirée en 19x12cm sur papier Hahnemühle.
La photographie est l’une des 10 photos qui constituent le coffret édité lors de l’exposition éponyme
à la galerie Format à Fox-Amphoux, du 21 octobre au 04 décembre 2016.




Suite de séquences sonores pour les carnets ‘' Lettre du voyageur à son retour '', de Thierry Azam.
Je choisis la porosité, l'immixtion de l’extérieur, l’altérité. Je laisse les pièces sonores en état de latence, accepte l’intrusion d’éléments extérieurs qui viennent interagir avec ce qui est préalablement construit. Mes pièces sont faites de creux, de silences pour laisser la place aux insertions d’images, aux corps en mouvements, aux paroles des visiteurs. Des silences gris, des silences blancs de différentes durées s'immiscent entre les pièces. Ces assemblages aux repères indistincts éveillent l’écoute ; quand l’irruption d’un son crée le doute, l’auditeur le re-connaît ; comme le vol d’un papillon, il suspend son écoute, le temps se dilate… Alors, on peut parler d’une approche plastique du sonore. Ces sonorités évoquent parfois des faits réels parfois non, d'autres encore sont là pour marquer, se rapprocher ou s'éloigner de ce que l'on regarde. A.M.

Liste de séquences séparées de silences blancs et gris :

1 / Branle du clavecin (extrait de D.Deshays)
2 / Goltashyr
3 / Bushmen love (extrait d'un enregistrement de T. Azam)
4 / Arrosage
5 / Plaisance confuse
6 / Rose de soi
7 / Mémoire d'acier
8 / Retour à la maison
9 / Amin Azam
10 / Migration

Durée totale de soixante quatre minutes.

Coût : 20 euros (+ frais de port).
Contact : MDLC 98, Rue Revel 83000 Toulon - France.
0033 (0)648 133 124
mdlc.lef@gmail.com

www.mdlc-lef.com
http://alainmichon.net/
http://www.galerieformat.com/

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MDLC (Le Miistère De La Culture) est une association culturelle de production et de diffusion, dont l’une des composantes, le label Bab-Ili, s’est spécialisée dans la captation et l’édition de musiques improvisées d’une part, la mise en scène sonore de textes littéraires ou d’entretiens avec des créateurs contemporains, d’autre part. Contrairement aux studios de prise de son traditionnels, nous proposons une image sonore inscrite dans un « espace vivant » (théâtre, abbaye, chapelle,  grotte, cave, usine, carrière, plateau, château, rivière, colline, canyon, etc..).
Ce choix implique un matériel d’enregistrement spécifique, une exigence professionnelle, de la mobilité et de la légèreté.  Des séances courtes, peu de contraintes techniques, un parc de micros réduit mais de haute qualité, une prise de son qui révèle le jeu de l’artiste dans un  contexte acoustique naturel sont les critères fondamentaux qui conditionnent l'approche de la prise de son d' Alain Michon.

Organisées par MDLC, les sessions improvisées ont pour but de fixer sur CD l'en-jeu de rencontres entre musiciens et chanteurs improvisateurs. Les règles de ces rencontres sont établies comme suit : une seule session de jeu, un espace public et un procédé d'enregistrement. Les trois premiers enregistrements ont été réalisés avec un couple M-S. Le couple M-S associe un micro cardioide (M-middle) avec un micro bi-directionnel (S-side), il est cohérent en stéréo et restitue plutôt mieux que les autres procédés les plans arrières. L'espace ainsi révélé autorise des mouvements hors-cadre, les acteurs sonores trouvent là un espace de liberté supplémentaire, ils réalisent eux-même un mixage en direct en jouant de leur placement par rapport aux microphones. Pour les autres enregistrements, un couple ORTF est placé au seuil de distance critique (entre le signal direct et le signal réverbéré) auquel j'associe parfois quelques microphones de proximité (légèrement sous modulé) afin de redonner de la précision aux instruments. Ce jeu demande à l'auditeur un effort d'adaptation, le son est brut, sans artifices, sans traitements, ni corrections. Ces séries enregistrées rendent compte de la formidable créativité des joueurs de l'instant; les règles du jeu sans cesse rejoué laissent apparaître de sublimes harmonies dans un chaos apprivoisé.
Alain Michon

MDLC organises encounters between musicians and singers aimed at recording on to CD their improvisation sessions. The rules of these encounters are as follows: a recording during a single improvisation session held in a public space. The first three recordings are made with a couple M-S. The couple M-S links a micro cardioide (M-middle) with a micro bi-directional (S-side). It is coherent in stereo and reconstitutes the background better than other procedures. The space revealed allows movement that is not normally possible and so the performers find an extra space of liberty in their sound work: they directly produce their own sound mix by determining their own placement in relation to the microphones. This ‘game’ requires an effort of adaptation on the part of the listener. The sound is raw, without anything artificial, without treatment or correction. The series recorded shows the formidable creativity of those who play “at the instant”; the rules of this game with no break reveal sublime harmonies in an improvised chaos.

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• Bab-ili lef 01 : "Lorgues Suite"
"CHADKLAPPMUNTZ" Eugène CHADBOURNE / Martin KLAPPER / Herman MUNTZING
1- Introduction (Chadklappmuntz)   15'44"
2- Healing Hands of Time (Willie Nelson)   05'39"
3- Pre-Boogie Middle (Chadklappmuntz)   05'26"
4- I had a Dream (J.L. Hooker)   07'27"
5- Epilogue (Chadklappmuntz)   07'46"
6- There ain't Nobody but us Chickens   11'27"
7- A well respected Man (Ray Davies)   10'05"

Séance improvisée à l'Espace François-Mitterrand (Lorgues) enregistrée le 13 octobre 2003 par Alain Michon assisté de Fred Salles.
Enregistrement brut, monté sous la direction d'Eugène Chabourne.



Improjazz - Septembre 2007
Chaddklappmuntz  ce sont tout d'abord Eugene Chadbourne aux guitares, banjo et vocaux, Martin Klapper, un percussionniste tchéque bidouillant les sons à partir de boites à musique et autres "toys instruments", et Herman Muntzing, un bassiste suédois également inventeur d'objets sonores bizarroïdes tels le flexistring, par exemple. La session ici captée s'intitule donc Lorgues Suite et dès les quinze premières minutes, le trio  s'installe dans un joyeux foutoir, ferraillant et cisaillant à tout va dans une masse métallique résonnant farouchement malgré la rouille déposée et les parasites divers. Hurlements, sons à peine audibles, stridences soudaines, percussions bricolées façon batterie de cuisine, gammes désordonnées et dont, franchement, on se demande bien ce qu'elles viennent faire là, souffles, larsens.... Notre bon docteur ès Country a beau pousser la chansonnette à plusieurs reprises et avec le talent qu'on lui connaît, il semble que rien ne vienne jamais apaiser la frénésie destructrice de ce trio de choc. Il n'est pas jusqu'à "Healing hands of time" de Willie Nelson ou "I had a dream" de John Lee Hooker qui ne deviennent la cible de leur mauvais goût décapant. De guerre lasse, et l'épilogue de cette Lorgues Suite doctement assassiné, Eugene craque et se lance, avec (ou contre) ses deux partenaires, dans une inénarrable bien qu'héroïque course-poursuite tenant aussi bien de la basse-cour que de la B.O. apocalyptique pour un document inédit sur la guerre du Vietnam. "There ain't nobody but us Chickens" devient ainsi un must à réveiller les tripes de Mingus himself. Le pire -ou le meilleur- c'est bien entendu, que tout cela s'entend bien, avec le sourire aux lèvres et l'oeil brillant. Au point que, vers la fin de l'album, lorsque notre chanteur country favori entonne, toute honte bue, la ballade de Roy Davies "A well respected man", on a beau savoir qu'il se paye notre tête, on lui pardonne tout et l'on retourne, une brindille entre les dents, s'asseoir sur le coffre d'une vieille Chevy cabossée pour mieux goûter le final de cette interprétation désenchantée.    (Joël Pagier)

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• Bab-ili lef 02 : "Une Chance pour l'Ombre"
Michel DONEDA / Ninh LE QUAN / Tetsu SAITOH / Kazuo IMAÏ / Kazue SAWAÏ


Concert à l'Espace François-Mitterrand, Lorgues (France).
Enregistré par Alain Michon le 28 Mai 2003.

Critique de Yoshihiko Nonomura dans Improvised Music from Japan 2005
The mutual respect between Saitoh (contrabass) and Doneda (soprano sax.); the long time duo collaborations of Saitoh and Sawai (koto) and Doneda and Ninh (percussion); and the fact that Saitoh and Imai (guitar) had a common mentor in Masayuki Takayanagi - these things meant that when they all played together for the first time at the Victoriaville festival, the ensemble was alrready as intense as a regular, experienced unit. Each performance of their 2003 tour can be characterized from the standpoint of Sawai, who plays the only non-Western instrument in the unit. At Victoriaville she often used traditional koto phrases, and Saitoh accompanied her by imitating the koto or shamisen. The other three played as distantly as possible from Saitoh and Sawai, resulting in a divergent ensemble. Nine days later, in Lorgues, southern France, noisy sounds by Doneda and Ninh stood out, and the koto - as a string instrument - united with the guitar and the contrabass to fill the vacancies in the sound space. In contrast, the next set was filled with silence. These two sets represented, respectively, the dynamic and static aspects of this intense ensemble. These invaluable documents show that in true improvised music, each performance is completely different.


La médiathèque de la communauté française de Belgique

15ème titre en CD à la Médiathèque au nom de Michel Doneda. Un album chez Victo en 2003 avec les mêmes 5 musiciens que l'on retrouve ici. Une seule longue plage de plus de 60 minutes. Beaucoup de mouvements, de bruits assourdis, de couches sonores, de sonorités brutes. Un boucan revigorant en un sens, dont on pourrait conseiller l'écoute aux enfants! Mais ces musiciens, qui veulent traiter la matière sonore sans la filtrer ne se laissent jamais entraîner sur la pente désirable du déferlement sonore. Le désordre est contrarié autant que l'ordre. La musique constitue une trame, un espace vibrant, une sorte de vitalité non orientée mais proliférante. Nous ne sommes pas dans le monde du projet clair, de l'action concertée, de la figure achevée...C'est plutôt un monde poreux, aux instances multiples et aux orientations très instables, aux pouvoirs précaires et à la clairvoyance limitée. Absolument rien n'empêche de s'y sentir fort à l'aise, d'y puiser des ressources et des plaisirs. Il ne s'agit pas du tout de la description d'un désastre mais d'un monde dans lequel certaines formes de cohérence anciennes, hiérarchisées et totalisantes, n'ont plus cours, n'auront plus cours, ne devraient plus avoir cours.

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• Bab-ili lef 03 : Catherine JAUNIAUX / Hiromichi SAKAMOTO

Séance improvisée à l'Espace François-Mitterrand (Lorgues) enregistrée le 26 Novembre 2003 par Alain Michon. Enregistrement brut gravé dans le déroulement de la séance.



Improvised Music from Japan : www.japanimprov.com

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• Bab-ili MdA 04 :"Le Corps respire dans la Lumière"
Claude RABANT


Co-prod. La Maison des Arts de Carcès
Claude Rabant, psychanaliste et auteur de plusieurs essais, parcourt à voix haute son texte "Le corps respire dans la lumière". Alors qu'il parle du corps, il accepte de mettre sa voix en résonance dans son espace de travail. Curieux retournement où la voix de l'auteur est mise en danger dès lors qu'elle se trouve confrontée, comme le serait un patient, à l'expression à haute voix de son intime pensée. Le texte enregistré et mixé (Août 2004) par Alain Michon est ponctué de courtes séquences sonores. Un coffret contenant le CD audio et l'essai de Claude Rabant plus une gravure originale de Thierry Azam a été tiré en 20 exemplaires et est disponible à la maison des Arts de Carcès.

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• Bab-Ili cod 05 : Anna MARK - György KURTAG

Ce coffret se compose : d'un CD Audio construit à partir d'entretiens entre Anna Mark et Jean-Pascal Léger, de six pièces pour piano de György Kurtág interprétées par Márta Kurtág et György Kurtág, ainsi que d’une eau-forte originale d'Anna Mark tirée par René Tazé, rue Hittorf, à Paris. Les pièces pour piano ont été enregistrées à Saint-André-de-Cubzac, le 23 avril 2005. Elles sont extraites d’un ensemble de pièces courtes intitulé Játékok :

1- Annának (Hommage à Anna Mark) / György Kurtág - Piano
2- Gott, durch deine Güte (BWV 600) (Transcription de J.S. Bach) / Márta et György Kurtág - Piano
3- "Amour, Amour, peine maudite…" (Hommage à Farkas Ferenc) / Márta Kurtág - Piano
4- Csomók / Nœuds / György Kurtág - Piano
5- Harangvirág / Campanule / Márta Kurtág - Piano
6- Bogáncs / Chardon / Márta Kurtág - Piano

Les enregistrements ont été faits par Alain Michon, Villa d'Alésia, à Paris, entre le 11 et le 16 avril 2005
Le montage par Thierry Azam et Alain Michon. La conception et la réalisation du coffret par Anne-Gaël Escudié. La typographie a été réalisée par Henri Baviera
Production : M.D.L.C. / Thierry Azam
Ce CD a été réalisé dans le cadre de l’exposition itinérante des collections de l’Hôtel des Arts de Toulon, à la Galerie Le Garage, à Lorgues (Var).

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• Bab-Ili lef 06 : SOUND OF MUCUS
Martin KÜCHEN / Herman MÜNTZING / Andreas AXELSSON


Sound Of Mucus est un trio suédois de musique improvisée, créé il y a 6 ans par Martin Küchen (Sax. soprano et baryton, Objets trouvés). Le son du groupe doit beaucoup aux textures de cordes glissées, frottées ou frappées du flexistring, instrument crée par Herman Müntzing (qui joue aussi avec le guitariste américain Eugene Chadbourne), et aux trames et aux tonalités des percussions acoustiques et électroniques d’Andreas Axelsson. Le son de MUCUS (muqueuse) est parfois aussi poisseux et humide que son nom l'évoque, mais souvent aussi pur et flamboyant que la musique peut l'être. Le groupe a tourné intensivement en Suède dans des lieux non dédiés habituellement à la musique improvisée et a conduit de nombreux stages dans des écoles d'Art.
SOUND OF MUCUS a été enregistré par Alain Michon assisté de Fred Salles, le 24 Octobre 2004, lors d’une session organisée dans le cadre du second Festival des Explorateurs Associés. Cette édition a fait l’objet d’un tirage à 300 exemplaires, dont 60 numérotés.

All Music Guide
Not everybody likes noise music, in fact hardly anybody likes it, but everybody should own a copy of this Sound of Mucus mini-CD just because it is such a cool looking thing.
This is also so compact that it is absolutely the answer to the inane, obnoxious and stupid "desert isle discs" question, the stranded party could simply have this and not bother with any other recordings—more room for ammunition!
From a distance this looks like one of those refrigerator magnets for a classic film, Sound of Music specifically. In fact a jaded observer of the avant garde scene admitted that, upon first seeing this item, the impression was that this was a just such a magnet, the following thought mingling in the brainwaves: "Oh what a nice family this is, they have a Sound of Music refrigerator magnet on display with the modern jazz CDs."
Actually, though, the lettering says Sound of Mucus and the names of the three band members are listed in lieu of Julie Andrews, Christopher Plummer et al. The dinky disc captures an entire set recorded by the MDLC organization in the south of France. "Lorgues" is named after the village where the organization presents its concerts and festivals, a locale so remote that French people normally react to its mention by saying "Oh, you mean Lourdes. There is no place called Lorgues."
Defying expectations of what is normal music as groups of this sort like to do and indeed are expected to do, the Sound of Mucus set at times seems to have a lack of identity in the world of music as severe as the village of Lorgues suffers at the hands of its fellow countrymen. The procession of sounds would make more sense if it were to accompany some other activity than a concert performance. Andreas Axelsson's superb splatter of percussion brings to mind the obvious example of a closet being cleaned out and there would be many more comparisons were brevity not an issue.
There is a sense of relief as the set ends with a garbled shout and the feeling is hard to explain, partly a release of tension since the music has evoked exaggerated apprehensions like the soundtrack to a mystery heard through a wall. While clearly just a short segment of what this trio does, the Lorgues performance is refreshingly devoid of grandstanding or the thickened slop of busy sonic trivia.
Eugene Chadbourne


       http://www.allmusic.com:80/cg/amg.dll?p=amg&token=&sql=10:dpfpxze5ldae


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• Bab-Ili lef 07 : Barre PHILLIPS / Malcolm GOLDSTEIN

Le violoniste Malcolm Goldstein et le contrebassiste Barre Phillips sont Américains et ont le même âge (Barre est né en 1934, Malcolm en 1936). Ils ont vécu à New York City pendant les années 60 (sans se rencontrer) et ont fait là-bas leurs premières expériences en improvisation libre (Goldstein dans le cadre de la musique contemporaine et Phillips dans le cadre du free jazz). Tous deux ont souvent travaillé pour et avec la danse contemporaine (Barre a commencé avec Carolyn Carlson et Malcolm avec le Judson Dance Theater). Dans les années 70, les deux se sont retirés de la vie métropolitaine pour vivre à la campagne, sans électricité ni téléphone (Goldstein dans le Vermont aux E.U. et Phillips en Provence, en France). Ils ne se sont rencontrés pour la première fois qu’en Avril 2006, dans la cave Bleu Bœuf à Puget-Ville pour réaliser une série de concerts en duo. Immédiatement, une affinité solide, amicale et artistique, s’est déclarée. La face A de ce CD contient 80% de la musique enregistrée lors de ce premier concert en public, le 15 Avril 2006, et la face B 80% d’une séance sans public enregistrée le surlendemain.

Paris Transatlantic Magazine - mai 2007
It's amazing that their paths didn't cross sooner, when you think about it. In the early 1960s both Malcolm Goldstein and Barre Phillips were living and working in New York City, and both discovered free improvisation about the same time – violinist Goldstein in the context of his groundbreaking work with the Judson Dance Theater, Phillips as a jazz bassist with the likes of Eric Dolphy, Jimmy Giuffre and Bob James (yes, that Bob James, but if you've never heard his ESP' Disk Explosions you've got a thrill in store). And yet, like characters in a Pynchon novel, you just know that at some stage these guys will (have to) run into each other. Their first meeting in fact occurred at the Densités Festival in Verdun in 2004, in what was originally scheduled to be a trio with British guitarist John Russell, and it worked out so well that when Goldstein returned to tour Europe again last year he and Phillips set up several dates, both as a duo and as a trio with percussionist Lê Quan Ninh. I remember being somewhat underwhelmed by their trio appearance at the Instants Chavirés, and now I think I know why; as the old saying goes, two's company, three's a crowd (especially when the third member is a one-man Percussions de Strasbourg like Ninh): Goldstein and Phillips quite simply complement each other to perfection. The six tracks on this fabulous live set recorded in Puget-Ville near Phillips' homebase in the South of France run the gamut from austere drone to hyperactive hardscrabble, from pure chorale (the end of "BMPG" is magic) to extended technique jamboree, from playing that would dazzle any conservatory-trained violinist and bassist to what sounds like the untutored scratching of a four-year-old's first fiddle lesson (except of course we know it isn't). It's also curiously "traditional" improv – Goldstein in particular has always been a very vocal player (and often sings along to prove it), and his improvisations often follow the kind of dramaturgical plan that many post-AMM post-redux improvisers studiously avoid – while remaining spellbindingly "in the moment", i.e. seemingly out of time altogether. Such is the mysterious and beautiful paradox of these master musicians.
Dan Warburton

Face A enregistrée à la cave Bleu Boeuf / Puget-Ville. Un couple AB Hypocardioïde J.M. Mallet sur Mix 2000 AETA Audio.
Face B enregistrée à la chapelle st Philomène / Puget-Ville. Pour la contrebasse, un micro hypocardioïde  AK 43  Neumann, pour le violon un M 367 Neumann, et pour l'ensemble un couple AB Hypocardioïde J.M. Mallet. Console de mixage/Mix 2000 AETA Audio.

       http://www.paristransatlantic.com/magazine/monthly2007/05may_text.html#9


La capsule cardioide est une préparation Jean-Marie Mallet. La capsule bi est une Schoeps MK8. Sur 2, 4, 6, 7: adjonction d'un micro Neumann U 67 pour la voix. La console de prise de son est une mix 2000/AETA Audio/François Staman.
Production: Thierry Azam (MDLC)