Catherine Barles glane, cueille et récupère, indifféremment, de menus jouets en plastique, des miniatures, des brins, des brindilles, des fleurs séchées, des coquilles d'escargot, etc...
Ici, ce sont de petites poupées, détournées de leur usage, rhabillées et entortillées dans la toile de l'artiste, styliste arachnéenne, qui, à partir de bouts d'étoffe, laine, ruban, perles, plumes factices, bris de coquille, réinvente vêtement, coiffe et parure; une subtile et délicate mythologie, non dénuée d'humour et de légèreté, prend force et sens dans la différence des tailles, la précision du détail et les variations de l'ensemble.
Poupées, à demi-mot, emmaillotées jusqu'au col, minuscules momies aux visages ouverts et souriants, semblant nous inviter à tirer sur la pelote (le bout de laine pendant) afin d'en connaître le secret, le sacré ou de les délivrer d'on-ne-sait-quel sort!
[Olivier Domerg]