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Anne-France Frère

vit et travaille à Draguignan (Var).
C.V. [pdf]

Depuis quelques années, je travaille sur et dans l’espace naturel, j’y puise mon inspiration. C’est naturel pour moi. Petite, je vivais dans un village agricole. J’ai grandi en allant chercher le lait à la ferme voisine. Je passais mes vacances chez des fermiers pour qui je travaillais. J’étais une fille de la campagne. En automne c’était la cueillette des champignons, à la fin de l’été, celle des mures. L’hiver on partait en groupes faire de la luge dans les prés. Mes plus anciens souvenirs de promenades en solitaire me ramènent vers l’âge de trois ans. Je peux facilement me rappeler des courses à travers champs sans but précis. Où je vis maintenant, j’ai retrouvé tout çà.
Ma saison préférée est l’hiver car tout en elle conduit à la fin ou comme précédemment à la renaissance. Le blanc est un élément essentiel dans la constitution du tableau, la neige uniformise un paysage, elle apporte le silence. S’en dégagent des formes et des mouvements. Je m’approche de cette partie de l’arbre, le tronc dont Pierre Ryckmans dans son livre « les propos sur la peinture du moine Citrouille Amère » dit «un bloc de bois brut, non taillé; simplicité absolue, c’est-à-dire pure virtualité, contenant tous les possibles, sans s’être encore mutilée pour devenir l’expression limitée et spécialisée de l’un d’eux..»
Je peux reprendre à mon compte la suite de ce texte qui insiste sur l’aspect destructeur de la transformation: « l’état de nature disparu, l’état de civilisation se montre comme étant le règne de l’artifice: artifice des règles morales, des règles sociales, esthétiques, etc. » (thème déjà évoqué dans mon travail sur les déchets) En réalisant ces peintures d’arbres en hiver, j’ai découvert avant tout cet état naturel qui relevait de règles apparemment aléatoires mais intrinsèquement justes. Je me suis sentie proche de l’aventure humaine à ses débuts mais aussi de la petite enfance. Cette période où l’on se pose les mille questions du pourquoi de l’existence (coexistence permanente de la vie et de la mort).
Mes expositions récentes sont comme des déambulations à travers la forêt. Le spectateur est envahi par un calme méditatif lié à la promenade. Le mélange d’œuvres picturales et de sculptures contribue à accentuer cet effet, Le rapport à l’espace est généré a la fois par l’absence de couleurs vives mais aussi par la diversité des matières et techniques utilisées. Les mouvements du corps sont ponctués par des haltes et des contournements.
A-F. F.
 
   

estampes au souffre, 50x50cm

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                                                                    estampes, souffre et acquatinte 50x50cm

 
   
 
 
 
             peintures
 

100x100cm 2008
 


100x100cm 2008

 

150x150cm 2010
 

160x200cm 2010
 


130x160cm 2010

 

"Spleen" Tech. mixte 18x14cm 2008

"Femme-Tronc" Tech. mixte 110x90cm 2008
 

"Neige2" Tech. mixte 140x140cm 2006

"Procession" Tech. mixte 150x150cm 2008
 
 
                             volumes
     
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

  "Cocon! Cochon! Maison!"
Installations Anne-France Frère
Parcours Sonores, Catherine Jauniaux, Charles Fichaux, Alain Michon
Octobre 2005 / La Friche des Remp'arts - Draguignan
 
   
     
     
   
   
   
   
     
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