Le Festival des Musiques Insolentes existe depuis 2002 et il est particulièrement dédié aux musiques improvisées.
Il se tient chaque année au mois d’octobre ;
cette année il sera le 10 octobre à Salernes ; ensuite, le 11 octobre à Barjols, puis les 18 et 19 octobre à Lorgues et enfin le 21 octobre à Draguignan.
Le champ d’activité du festival est très ouvert, les musiciens invités viennent d’horizons très divers - aussi bien de la musique ancienne que contemporaine – du rock, du jazz et de leurs épiphytes; ils ont su composer avec la vitesse du monde et pratiquent avec avidité l’interdisciplinarité.
Le Festin nu / Naked Lunch Film anglo-canadien de David Cronenberg sorti en 1991, et tiré du livre éponyme écrit par
William S. Burroughs.
Scénario : David Cronenberg, d’après le livre de William Burroughs. Avec Peter Weller, Judy Davis, Ian Holmes, Judy Davis.
Musique originale : Howard Shore et Ornette Coleman
avec Barre Phillips (contrebasse) et Denardo Coleman (batterie).
Durée : 1h47
Interdit aux moins de 12 ans.
Présentation du film et du festival en présence de Barre Phillips.
Entrée libre
Barre Phillips contrebassiste né en 1934 à San Francisco.
Après avoir étudié les langues romanes à l'université de Californie à Berkeley, il étudie la contrebasse avec Frederick Zimmermann. Barre Phillips a émigré en Europe en 1967. Il vit depuis 1972 dans le sud de la France.
Pendant les années 1960 il enregistre avec en particulier Jimmy Giuffre, Archie Shepp, Attila Zoller, Lee Konitz et Marion Brown.
Son enregistrement de 1968 en solo (Journal Violone aux États-Unis, réédité sous les titres Unaccompanied Barre en Angleterre et Basse Barre en France) est le premier enregistrement d'un solo de contrebasse en musique improvisée. L'enregistrement de 1971 avec Dave HollandMusic from Two Basses est probablement le premier enregistrement d'un duo de deux contrebasses en jazz.
Dans les années 1970, Phillips fait partie du groupe "The Trio" avec le saxophoniste John Surman et le batteur Stu Martin, groupe phare dans le free jazz européen. Dans les années 1980 et 1990 il joue régulièrement avec le "London Jazz Composers Orchestra" dirigé par Barry Guy. En 1991, il enregistre avec Ornette Coleman la bande originale du film Naked Lunch.
SOPHIE MENUET, JOSÉE SICARD (exposition) Carnets de Satin
Sophie Menuet et Josée Sicard, toutes deux plasticiennes, au travers de leur mythologie personnelle, tissent et imbriquent la mémoire vécue et la mémoire fantasmée. Quotidien et intimité du corps sont leurs préoccupations communes.
De 19 à 20h : projections vidéo de Sophie Menuet et Josée Sicard Entrée libre
Sophie Menuet :
Après une formation à l’école des Beaux-Arts de Toulon ainsi qu’à l’Université d’Aix-Marseille, Sophie Menuet dirige ses premières expériences vers le « détail événement » par la pratique du carnet de dessins, de voyages et d’histoires quotidiennes. À partir des années 1999, Sophie Menuet réalise objets, dessins, vidéos et plus récemment photographies toujours liés au corps et aux tissus comme dispositif, entre le quotidien et l’imaginaire.
Dans ses vidéos, les séquences construisent une relation autour des gestes du corps. Le point d’encrage tourne autour d’objets et des sculptures en tissus. Le son intervient comme narrateur vers l’étrangeté. Dans « chapeau d’Utilité » C’est l’échange avec le plasticien Bernard Pourrière qui aboutira à la vidéo une matière sonore proche de l’organique. Dans une autre vidéo « Torsé-fleur » le son restitue un quotidien relevant du rite ou plus récemment dans la vidéo « Ding,Ding,Ding » réalisé comme une musicalité entre les infimes mouvements du visage et la bande sonore se référent à des extraits de mélodie faisant appel à notre mémoire « Besame mucho, Any old time, gymnopédie…» créant un décalage étrange.
Expositions récentes : Musée d’art de Toulon, Galerie des Ponchettes à Nice
Originaire de la banlieue parisienne, Josée Sicard étudie les arts à la Sorbonne et plus tard obtient un master à Sciences Po Grenoble. De 1975 à 1990 inscrite dans le mouvement des espaces d’artistes du Sud de la France elle organise et participe à des nombreuses expositions en France, Allemagne, Italie et Québec (Biennale de Paris, Gare du sud à Nice, Musée de Nice, Art Jonction, Rencontres d’Albi....). En 1987, elle obtient le premier prix de vidéo à la Biennale des Arts Visuels du Québec. En 1991, sa résidence d’artiste au Rheinisches Museumsamt à Cologne, marque un tournant dans sa carrière, elle commence alors un long travail d’enregistrement du réel appelé “Microbeing”. Elle s’est mise à photographier, vidéographier des scènes qu’elle reconstitue à partir de l’actualité, de l’histoire de l’art, de disputes ou de joies familiales... Aujourd’hui Microbeing a dix ans. Microbeing est une activité hantée par le doute qui produit des images comme des vestiges laissés aux hommes du futur... Microbeing témoigne d’une époque en crise de confiance généralisée où l’on voit fleurir la religiosité personnelle, associée au désespoir. Microbeing est une «réalité transitoire» qui veut que le réel n’ait jamais été qu’une succession d’impressions floues, immatérielles, à la frontière des songes et du virtuel.
QFWFQDuo
ANDREA PENSADO & GREG KOWALSKI
La compositrice et artiste sonore Andrea Pensado s’est associée avec l’artiste numérique Greg Kowalski à Cracovie, Pologne, en 1997 pour former le duo Qfwfq.
Leur principal intérêt a été l’interaction de sons et d’images en direct, et l’utilisation du mouvement pour articuler des sonorités complexes avec du matériel visuel numérique. Leur travail est hautement « performatique » et implique souvent l’utilisation de senseurs et/ou de mécanismes de détection.
L’interactivité traitée comme un paramètre d’expression en soi, des images projetées, du son électronique, la voix, le mouvement et / ou l’action sont les éléments du langage artistique de Qfwfq; ils sont en étroits rapports les uns avec les autres et en perpétuelles transformations.
Composer and sound artist Andrea Pensado teamed up with digital artist Greg Kowalski in Krakow, Poland, in 1997 to form Qfwfq duo. The duo's main concern has been live sound-image interaction and the use of movement to articulate complex sounds and digital visual material. Their work is highly performatic and often involves the use of sensors and/or motion tracking devices. They moved to the US after having lived 5 years in Buenos Aires, Argentina.
BALTAZAR MONTANARO NAGY (violon) TADAHIKO YOKOGAWA (MAO et violon)
Red Rails
Prolongement de l'aventure solo "Szoledad", "Red Rails" est le fruit de la rencontre de Baltazar Montanaro (violoniste franco-hongrois) avec Tadahiko Yokogawa violoniste japonais reconnu pour son travail dans les musiques innovatrices et virtuose des musiques acousmatiques. "Red Rails" est l'entrelacement de leurs ressemblances artistiques et de leurs différences culturelles, de la musique improvisée et de la musique traditionnelle, du corps vibrant de Baltazar et du "fantôme" de Tadahiko.
Baltazar Montanaro Nagy
photo Barna Lacszy
DANIEL BIGA (texte),ALEX GRILLO (vibraphone, voix), DIDIER PETIT (violoncelle, voix),
CHRISTIAN SEBILLE (ordinateurs, voix). La Musique de l'Afrique est en nous
Le son se cogne au mot. Symbiose impossible? L’un pouvant être le reflet de l’autre, à tour de rôle ou chacun son tour. Cette relation des sons, du sens et des sens continue inlassablement à questionner Alex Grillo, qui a conçu La Musique de l’Afrique est en nous comme une des réponses possibles.
MICHEL DONEDA (saxophones soprano & sopranino) TATSUYA NAKATANI (percussions)
Photo Patrick Fabre
Michel Doneda, saxophone soprano, né en 1954, est un musicien autodidacte.
En 1978, à Toulouse, il fonde le trio d'anches HIC ET NUNC avec lequel il voyage en France. A la même époque avec des musiciens, acteurs, danseurs, poètes il participe à la fondation de l'IREA (institut de recherches et d'échanges artistiques).
Dans les années 80 il participe à beaucoup de projets d'improvisation et devient un invité régulier du festival de Chantenay Villedieu. Son jeu très personnel se développe ainsi au contact d'artistes de tous horizons engagés dans l'improvisation.
Il rencontre entre autres: Fred Van Hove, Phil Wachsmann, Max Eastley, John Zorn, Eliott Sharp, Elvin Jones.
En 85 il enregistre TERRA son premier disque et établit au même moment des relations avec des musiciens ou des artistes qui se poursuivent encore aujourd'hui : Barre Philipps, Benat Achiary, Ninh Lê Quan, Martine Altenburger, Ly Thanh Tien, Michel Mathieu, Michel Raji, Daunik Lazro, Serge Pey, Ana Ban.
Les Années 90 verront l'extension de ces voyages et de ses associations : Camel Zékri, Keith Rowe, Tetsu Saitoh, Kazue Sawai, Gunter Muller, Fabrice Charles, Gérard Fabbiani, Bhob Rainey et les danseurs Masaki Iwana, Valérie Metivier, Yukiko Nakamura.
Depuis lors il est impliqué dans la scène internationale de l'improvisation et a voyagé et joué : En Europe, Afrique, Japon, Russie, Canada, USA, Amérique du Sud; rencontrant partout des artistes concernés par cette pratique. Cette transversalité, marquée par une ouverture à la diversité, a façonnée sa voix unique et résolument contemporaine. Depuis 92 il est impliqué à Toulouse dans l'organisation de concerts, performances, chantiers d'art provisoire.
Il a enregistré une cinquantaine d'albums sur des labels, européens, japonais, américains.
Originaire de Kobé, Tatsuya Nakatani vit aux Etats-Unis depuis 1995. Après quatre années passées à New York City, il réside maintenant à Easton, PA. Il est reconnu comme un musicien important sur la scène new-yorkaise toujours effervescente.
Sa musique transcende les catégories et les genres; elle est très marquée par différentes cultures autant que par la pratique de l’improvisation, des musiques expérimentales, du jazz, du free jazz ou du rock.
Une liberté totale combinée à une profonde sensibilité caractérisent son approche musicale aussi bien en solo qu’en groupe. Il utilise des éléments de batterie, des gongs, des cymbales, des bols tibétains, des objets métalliques ou en bois et des archets. En dehors de ses performances scéniques, il compose pour le cinéma et la télévision, et collabore régulièrement avec des danseurs et des plasticiens.
Nakatani a créé un label indépendant “H&HPRODUCTION”.
Il a été le titulaire d’une bourse du New York Bronx Art Council.
FATOS QERIMI, JOACHIM ROEDELIUS,
PHIL SPECTRUM,
SAM DE AGOSTINI,ALAIN BORDES
Portée disparue
Cette création s'articule autour de la rencontre de trois auteurs/compositeurs/musiciens interprètes, Qerimi, Roedelius, Spectrum, soit un albanais, un allemand et un marseillais. De la confrontation de leurs univers sonores et de leurs différentes écritures est née cette oeuvre commune, entre électronique, musique traditionnelle et rock allumé.
A travers l'utilisation de techniques étendues et de préparations ce duo rompt avec les frontières et les rôles habituels des instruments, élaborant un univers sonore d'une extrême richesse. La chanteuse sino-américaine Audrey Chen a construit une poétique très personnelle combinant techniques traditionnelles issues du chant lyrique et nouvelles approches exploratoires buccales, gutturales,..., faisant sortir de son corps des résonances inattendus.
Le piano de Frédéric Blondy nous promène dans des espaces tantôt acérés, vifs, incisifs, issues de la musiques contemporaines et du free-jazz, tantôt infiniment aérés et raffinés, les préparations donnant naissances à un entre deux où se croisent des sonorités qui évoquent autant la musiques américaine des années 50 (John Cage, Morton Feldman) que des timbres propres aux traditions japonaises et balinaises.
Grâce à l'improvisation, c’est-à-dire un lieu toujours ouvert au possible, à la création, ce duo offre une musique organique allant de l'extrême finesse à l'énergie brute où la tension, le flux musical s'épanouissant dans une véritable élaboration sonore donnant naissance à de nouveaux territoires acoustiques.
Un jazz impertinent, fruit de la rencontre entre une chanteuse éthiopienne, colossale avec un quartet toulousain, réputé pour sa joie dionysiaque et sa tonicité débridée. Dire qu' Eténèsh Wassié a la modestie des humbles et la majesté des justes n'est pas simple excès d'emphase. Les yeux mi-clos, Eténèsh se laisse conduire où sa voix éraillée l'emporte (nous emporte), poignante, terrassante, colossale petite soeur de Piaf et Billie Holiday. Mais le registre des déchirures ne saurait la satisfaire, et elle peut tout aussi bien, sans prévenir, précipiter le tempo après une ballade qu'on aurait souhaitée interminable. C'est cet art consommé de l'entertainment, vertu cardinale de l'azmari avec son brio dans l'improvisation, qui gouverne chaque soirée dans les meilleurs azmaribét d'Addis-Abeba.
Groupe de jazz toulousain, Le Tigre des Platanesest passionné par des formes ouvertes, revisite les avant gardes des années 70 et lorgne vers l'Afrique de Fela et des Ethiopiques. A la suite d'un voyage à Addis Abeba, ils se sont associés avec la chanteuse azmarie Eténèsh Wassié.
Plein tarif : 20€
Tarif réduit : 14€
Plein tarif carte Libre saison : 16€
Tarif réduit carte Libre saison : 10€
Réservation Théâtres en Dracénie : 04 94 50 59 59
SALERNES / Cinéma La Tomette > vendredi 10 octobre
BARJOLS / Les Perles & La Tannerie > samedi 11 octobre
LORGUES / Espace François-Mitterrand > samedi 18 et dim. 19 octobre
DRAGUIGNAN / Théâtres en Dracénie > mardi 21 octobre
Direction artistique :
Thierry AZAM / MDLC en collaboration avec Artmandat (exposition Les Perles).
Le Festival des Musiques Insolentes est organisé par MDLC (Lorgues)
en partenariat avec :
Le Festival des Musiques Insolentes bénéficie du soutien du Conseil Régional PACA,
du Conseil Général du Var, de la Sacem et de la Municipalité de Lorgues.